Aller vers les pauvres, les accueillir, les aimer et les respecter

Date de publication: 4 novembre 2019

L’une des plus belles citations du bienheureux Frédéric Ozanam est la suivante: ‘Allons vers les plus démunis’. Ce fut l’invitation faite par le Conseil national brésilien de la Société de Saint-Vincent-de-Paul à tous, des Vincentiens, des aspirants, des bénévoles et des collaborateurs pour la année 2012.

Cette devise a été vécue et expérimentée dans les Conférences, dans les Conseils, dans les Œuvres, au sein de la Famille Vincentienne, et, surtout, dans les maisons et les milieux dans lesquels nous rencontrons les personnes que nous assistons. 

Aller vers les pauvres signifie agir de manière missionnaire, active, sans fainéantise, tout en cherchant à pratiquer la foi catholique avec la vigueur et l’énergie d’être baptisé. Nous devons aller vers les pauvres et leur offrir nos mains, nos talents, nos conseils, notre évangélisation et nos espoirs. Aller vers les pauvres est la vraie attitude d’un vocationné. C’est pourquoi nous sommes Vincentiens et nous aimons les pauvres.

En plus d’aller à la rencontre de la souffrance, les Vincentiens doivent accueillir les pauvres, c’est-à-dire fraterniser avec eux, souffrir avec eux, sentir avec eux, être tristes ou se réjouir avec eux… bref, vivre leurs propres sentiments. Mais accueillir, c’est aussi les accepter tels qu’ils sont, sans les juger ni les condamner, mais évaluer et contribuer à l’épanouissement personnel, spirituel et social des familles dans le besoin.

Outre le fait d’aller et d’accueillir, nous devons aimer les pauvres de telle manière qu’ils voient en nous le visage du Christ. Non seulement nous cherchons à voir le visage de Jésus dans les visages des pauvres, mais nous devons aussi nous efforcer qu’ils perçoivent la grâce divine salvifique dans nos actions, nos gestes et nos attitudes. Nous n’aurons aucune condition morale pour défendre les vertus ou les sacrements de l’Église si nous ne vivons pas ces principes dans notre vie personnelle. Personne ne peut enseigner ce qu’il ne croit pas.

Finalement, il ne sert à rien d’aller vers les pauvres, de les accueillir et de les aimer si nous ne les respectons pas d’avance. Le respect des pauvres doit être quelque chose de quotidien, de fréquent, d’habituel, surtout pendant les rencontres de nos Conférences, quand, parfois, nous sommes tentés de ne pas dire du bien de quelque famille. Le fait d’exagérer les critiques et les commentaires sur la prétendue indolence ou le manque d’hygiène de quelques personnes est un défaut grave de certains Vincentiens. Nous devons être gentils dans notre orientation, et convaincre par l’exemple et non par des demandes reconventionnelles.

C’est ainsi que devrait être notre présence auprès des personnes qui souffrent ou sont en situation de vulnérabilité : affectuese, inclusive et transformatrice. En participant à la Société de Saint-Vincent-de-Paul, nous devons accorder notre coeur à la douceur du coeur du Christ. Si Jésus était là physiquement au moment de la visite à domicile, que diriez-vous aux pauvres ou comment agiriez-vous envers eux ?

C’est comme ça qu’on est censés agir. Si nous considérons cette tâche très difficile, commençons par nous inspirer de Saint Vincent et Ozanam, nos exemples humains les plus proches, afin d’être d’excellents Vincentiens, en se tournant vers les pauvres, en les accueillant, en les aimant et en les respectant : cela est notre mission !

Renato Lima de Oliveira
16ème Président général de la Société de Saint-Vincent-de Paul

 

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