Bénévoles vincentiens

Date de publication: 22 janvier 2020

Le 28 août est célébré comme la « Journée du bénévolat »[1], des personnes qui aident leur prochain sans se soucier de la reconnaissance ou du statut. Une définition assez complète est disponible sur le site du Programme de solidarité communautaire[2]: « Un bénévole est toute personne qui, motivé par les valeurs de participation et solidarité, consacre son temps, son travail et son talent, volontairement et sans contrepartie, en faveur de causes d’intêret social et communautaire ».

Nous, Vincentiens, sommes aussi de cette nature : nous agissons en tant que bénévoles en faveur des familles dans le besoin, ainsi qu’en instituant des organisations caritatives qui s’occupent des enfants, des jeunes, des malades et des personnes âgées. Notre travail est complètement gratuit, sans rémunération, non partisan et apolitique, focalisé uniquement sur la charité évangélique.

Mais pourquoi est-il si difficile de sensibiliser la société civile au bénévolat, et pourquoi le nombre de bénévoles est-il encore faible ? Pour être bénévole, il faut trois ingrédients que nous ne trouvons pas toujours chez les personnes qui ont l’intention d’aider : la disponibilité du temps, l’engagement et une vue d’ensemble. On va expliquer chacun de ces aspects.

Disponibilité du temps: Il est assez courant aujourd’hui que les gens n’aient pas le temps de faire quoi que ce soit. En fait, ce sont souvent les personnes les plus occupées qui s’engagent sur leur temps personnel au service des autres. C’est incroyable, mais les bénévoles sont généralement des gens très occupés. Trouver du temps libre pour la pratique de la charité n’est pas très courant. Il est inutile qu’une personne soit pleine de bonne volonté pour aider, si elle n’a pas le temps.

L’engagement: Parfois, de nombreuses personnes viennent participer à certaines activités de bénévolat, surtout au mois de décembre, pendant la période de Noël, car les gens sont plus généreux. Puis ils disparaissent sans aucune raison. La participation bénévole doit être responsable et continue, car la vie et l’avenir de nombreux bénéficiaires dépendront de nos actions. Sans engagement, aucun travail social ne peut être efficace ou atteindre ses objectifs.

Enfin, l’absence de vue d’ensemble : elle a aussi une influence majeure sur l’efficacité du travail bénévole. Si le bénévole a des doutes en répondant aux questions : Pourquoi je fais cela ? Quel est le but de ce travail ? Qu’est-ce que l’inégalité sociale dans ma ville a à voir avec moi?; c’est parce qu’il n’est pas conscient de son rôle. Il mène des actions sociales sans comprendre la pertinence et ignore le sentiment de compassion qui y est étroitement lié.

Après tout, aider les gens est bon pour ceux qui pratiquent ce genre d’action. Des recherches américaines et européennes ont montré que les bénévoles jouissent d’une meilleure santé et vivent plus longtemps. En d’autres termes, aider les autres est bon pour eux ! Si quelqu’un a encore des doutes sur l’endroit où se trouve notre prochain, il suffit de regarder autour de soi et se demander : «  Qui est mon prochain ? ».

La Société de Saint-Vincent-de-Paul éprouve de problèmes semblables à ceux de toute autre organisation de bienfaisance. Nos confrères et consoeurs n’ont pas toujours le temps, l’engagement pour la cause de Saint Vincent ou la vision de l’ensemble. Nous n’avons pas toujours, dans nos Conférences et Conseils, des bénévoles mûrs, conscients de leur rôle dans la communauté et conscients de nos objectifs : la sanctification personnelle et la promotion des personnes dans le besoin. Il faut prier.

 

[1]     Au Brésil, en 1985, le 28 août a été institué comme Journée nationale des bénévoles, par la loi nº 7352, signée par le Président de l’époque, José Sarney. Cependant, au niveau internacional, cette même année, l’Assemblée générale des Nations Unies a décrété le 5 décembre comme Journée mondiale des bénévoles pour le developpement économique et social [NdT].

[2]     Communauté de solidarité est un programme du gouvernement fédéral brésilien créé en 1995 par le Président de l’époque, Fernando Henrique Cardoso, qui a signé le décret nº 1366 du 12 janvier 1995. Le programme a pris fin en décembre 2002 [NdT].

[3]     Cf. Luc 10, 29.

 

Renato Lima de Oliveira

16ème Président général international de la Société de Saint-Vincent-de-Paul

 

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