Lecture spirituelle – dimanche 13 mai 2018

Lecture spirituelle – dimanche 13 mai 2018

Date de publication: 11 mai 2018

Semaine du 7 mai 2018 (référence : lectures du dimanche 13 mai)

7ème Dimanche de Pâques.

Lectures : At 1,1-11 ; Eph 1,17-23 ; Marc 16,15-20

« Allez dans le monde entier et prêchez l’Évangile à toutes les créatures. »

Réflexion vincentienne

La fête que nous célébrons ce dimanche est celle de l’Ascension du Seigneur, c’est-à-dire, après sa résurrection d’entre les morts, Jésus passe un moment avec ses disciples et va ensuite vers le Père. Les lectures nous montrent trois moments différents : d’abord, Jésus ressuscité définit la mission des disciples ; ensuite Jésus part à la rencontre du Père, enfin, les disciples partent à la rencontre du monde, afin de concrétiser la mission que Jésus leur a confiée.

Dans l’Évangile, Jésus Ressuscité définit la mission des apôtres et les encourage à réaliser leur mission de toutes leurs forces. Il est très intéressant de voir que Jésus indique clairement que l’Esprit Saint donnerait aux apôtres tout le pouvoir que Jésus a eu sur la terre : celui de pardonner, de soigner, d’évangéliser. Ils deviennent capables de faire quelque chose dont ils se sentaient incapables auparavant. C’est clairement l’indication que Dieu donne les capacités aux élus et ne choisit pas les capables, comme le Pape Benoît XVI l’a plusieurs fois indiqué.

Souvent, nous-autres vincentiens nous ressentons des doutes en ce qui concerne notre capacité à réaliser notre mission. Nous avons peur de la visite, au départ, car nous croyons que nous n’allons pas savoir la réaliser. Nous avons peur d’assumer une mission de développement de la Société, car nous croyons que «c’est pour les autres, plus capables que nous ». Nous ne nous rendons pas compte que c’est le Saint-Esprit qui fait l’œuvre de Dieu, à travers nous et que, à travers Lui, nous sommes beaucoup plus capables que nous ne le pensons.

On raconte que, dans un auditoire plein à craquer en Italie, le grand violoniste Nicolo Paganini, donnait un récital lorsqu’une corde de son violon s’est cassée. Il a continué à jouer avec trois cordes. Ensuite une deuxième corde s’est également cassée, et il a continué avec deux cordes. Finalement la troisième se cassa aussi et il joua la symphonie brillamment avec une seule corde, et tout l’auditoire l’ovationna. Qui lui donna la capacité de le faire de façon improvisée ? Souvent, Dieu nous place dans la position de Paganini : il y a tellement d’obstacles sur le chemin, mais Lui continue à nous octroyer la capacité à travers le Saint-Esprit. À ce propos, c’est dans les moments où nous devons « jouer avec une seule corde » que nous nous montrons à nous-mêmes et à Dieu notre capacité à continuer sa mission. Souvent, Dieu nous place dans la position du violon, cassé, abattu, presque sans possibilité de continuer la symphonie. Mais Jésus nous prend par la main, le Maître des Maîtres utilise notre faiblesse pour jouer une symphonie magnifique. Il suffit que nous nous en remettions à lui, avec toute notre foi.

Dans l’Évangile et dans la lecture des Actes des Apôtres, Jésus laisse la terre et va vers le Père. Évidemment Jésus devait retourner au Père. Il appartient au Père et il est venu au monde pour racheter nos fautes de façon spectaculaire. Il devait revenir au Père pour nous donner l’opportunité de continuer son œuvre. S’il ne revenait pas, nous n’apprendrions jamais à jouer du violon de façon magistrale. Jésus ne vient pas nous remplacer, mais pour renforcer notre capacité à être saints et surmonter la barrière de notre faiblesse, afin d’être comme Lui.

En tant que vincentiens, nous sommes comme Jésus, quand nous visitons la maison du Pauvre. Nous sommes comme Jésus, quand nous évangélisons dans la Conférence, dans le Conseil, en famille, dans notre environnement de travail ou de vie. Notre vie de vincentien nous permet d’anticiper notre départ définitif vers le Père, comme Jésus l’a fait. Et cette possibilité, cette grâce, n’a pas de limites, c’est notre mission d’être saint ici sur terre, par l’amour.

Dans les trois lectures d’aujourd’hui, nous devons compléter la mission du Christ. Luc, dans les Actes des Apôtres, nous encourage à être des personnes du monde : « le Saint-Esprit descendra sur vous et vous donnera la force. Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie et jusqu’aux confins du monde ».

Paul dit aux Éphésiens (donc à nous) que l’espoir nous est montré par l’Esprit : « Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance ; et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel ».

Finalement, Jésus résume notre mission dans l’Évangile de façon simple et directe : « Allez dans le monde entier et prêchez l’Évangile à toutes les créatures. »

Il n’y a pas de limites pour la mission d’ « être le Christ » dans le monde, en tant que vincentiens. Ce que nous apprenons des Pauvres, nos « Maîtres et Seigneurs », nous l’apportons au monde dans lequel nous vivons. La possibilité d’être prêtres, prophètes et rois nous est donnée par Dieu et nous-autres nous l’accueillons de toutes nos forces, mais également avec nos faiblesses, avec l’espoir que le Saint-Esprit nous donne la capacité de parcourir le chemin vers le Père.

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