Lecture spirituelle – Dimanche 29 avril 2018

Lecture spirituelle – Dimanche 29 avril 2018

Date de publication: 27 avril 2018

Semaine du 23 avril 2018 (référence : lectures du dimanche 29 avril)

5ème Dimanche de Pâques.                                                                    

Lectures ::, Actes, 9,26-31 :  Jean 3,18-24 ; Jean 15,4a-5a

« Demeurez en moi et moi je demeurerai en vous ; celui qui demeure en Moi donne beaucoup de fruits. »

Réflexion vincentienne

Les lectures de ce dimanche nous disent que si nous demeurons en Christ, deux choses se passent. D’abord, nous produirons des fruits. Puis, nous pouvons lui demander ce que nous voulons et Il nous écoutera.

Que veut dire « demeurer en Christ » ? Le mot « demeurer » a plusieurs significations, mais il y en a deux qui me paraissent très importantes : « continuer à exister » et « persister avec véhémence ».

« Demeurer » veut dire « continuer à exister ». Saint Jean définit ce fait de continuer à exister en Christ comme « faire ce qui plaît au Christ » et « croire en Lui, comme le Fils de Dieu ».

Jésus fait une comparaison (comme d’habitude, pour que nous puissions le comprendre) avec une branche et un tronc d’arbre. Il est le tronc et nous sommes la branche, mais nous sommes une branche avec la capacité de décider si nous voulons demeurer en lui ou non. Jésus ne demeure qu’en nous que si nous voulons demeurer en Lui : « demeurez en Moi et Je demeurerai en vous ». Donc, continuer à exister en Dieu est d’abord une décision du libre arbitre, il ne s’agit pas d’une imposition venant de Lui.

« Demeurer » veut dire « persister avec véhémence ». La lecture des Actes des Apôtres d’aujourd’hui raconte l’histoire de Paul (dans la lecture encore appelé Saul) dans sa phase « après-conversion ». Il était en route vers Damas pour poursuivre les chrétiens, littéralement « il est tombé du cheval », il a écouté la voix du Seigneur, il s’est converti, il est devenu aveugle et on l’a amené à la ville. Il ne récupéra la vision que lorsqu’il a été avec Ananie, envoyé par le Seigneur, pour témoigner à tous que Saul ne venait pas comme persécuteur pour « couper et tuer les branches », mais qu’il venait avec une branche intimement reliée au Tronc.

Paul est un des exemples les plus forts de la signification de « résister avec véhémence » en Christ. Au moment où la mort de son père s’est produite et celle de la mère de sa mère, il n’a jamais arrêté d’évangéliser.

Que veut dire être une branche et produire des fruits ? « Être dans le Tronc » n’est pas une situation statique. Cette décision entraîne que l’on comprenne d’abord ce qui est agréable au Tronc, au Christ. Évidemment, les Écritures Sacrées et les documents de l’Église définissent parfaitement ce qui est agréable au Christ, mais il est nécessaire qu’elles soient traduites dans un langage spécifique pour nous, en tant qu’individus. Être unis dans la prière et la volonté au Tronc nous mène à connaître par là, ce que le Christ veut spécifiquement de chacun d’entre nous. Une fois que nous connaissons le plan de Dieu en ce qui nous concerne, nous devons le mettre en place et faire partie de Jésus dans le monde que nous vivons. La promesse qu’il nous fait est que Lui nous donnera la capacité de donner le fruit. Il est le Tronc et donc, il n’est pas nécessaire d’avoir peur de la mission. Il nous accompagne, car il demeure en nous.

Jésus veut nous écouter et faire ce que nous lui demandons. Finalement, Jésus nous dit que si nous demeurons en Lui, Il nous écoutera et fera ce que nous lui demanderons. Évidemment, nos demandes seront toujours ajustées au plan de Dieu pour nous.

En tant que vincentiens, nous demeurons en Christ à chaque visite que nous Lui faisons, dans la personne du Pauvre. Physiquement, nous demeurons dans la maison du Christ réel et présent dans la maison de l’assisté. Physiquement, notre visite nous permet d’être en lien au Tronc, à nos Seigneurs et Maîtres, aux Pauvres (expression de Saint Vincent-de-Paul). Nous produisons des fruits lorsque nous recherchons la dignité de la personne assistée et de sa famille. Nous produisons des fruits lorsque nous portons ce que nous avons appris de nos Maîtres dans notre vie professionnelle, familiale et sociale. Dans ce cas, nous demeurons en Christ, lorsque nous « persistons avec véhémence » même quand, en son nom, nous sommes poursuivis, « lapidés », « battus » et, souvent, « décapités ». Être vincentien est une option consciente d’être une branche reliée fermement au Tronc – Jésus – et, avec lui, de produire des fruits pour ceux que nous servons et pour nous. Cette ferme option ouvre notre cœur pour que le Christ demeure en nous.

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