Lecture spirituelle du dimanche 16 Septembre

Date de publication: 10 septembre 2018

Semaine du 10 septembre 2018 (référence : lectures du dimanche 16 septembre)

24ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lectures : Is. 50,5-9a; Jacques 2,14-18; Marc 8,27-35

«Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive”.

jesus carrying his cross

 

Réflexion vincentienne

Les lectures de ce dimanche nous mènent à réfléchir sur la signification du mot “échec”.

Qu’est l’échec pour le monde? Je crois que nous pouvons dire que cela consiste à ne pas être populaire dans les réseaux sociaux, à ne pas avoir de richesses, à ne pas avoir un bon emploi ou ne pas avoir de pouvoir. D’un autre côté, la personne perçue comme ayant du succès dans la société ne peut pas exprimer l’humilité ou la faiblesse, il ne doit pas montrer qu’il est “une personne avec un cœur”, ne doit pas se montrer comme  un catholique fervent ou raconter qu’il a passé le week-end à rendre visite aux Pauvres. L’échec pour le monde moderne est une série de “non” qui sont très bizarres aux yeux des vincentiens.

Il est bon de se rappeler qu’avoir des amis, avoir des biens matériels, avoir un bon emploi ou avoir du pouvoir pour améliorer le monde n’est pas un péché en soi. Ce sont des dons de Dieu! C’est pour cela que nous devons lutter pour les conquérir, car ainsi, nous prendrons conscience des grâces que Dieu nous donne.

Ce que les lectures d’aujourd’hui nous disent c’est que nous ne pouvons pas être esclaves de toutes ces choses, mais nous devons les utiliser comme forme d’obéissance aux projets que Dieu a pour nous. Si Dieu nous donne par la grâce tous ces dons, nous devons les placer, nous aussi, gratuitement au service des autres, même si les autres ne nous comprennent pas.

Si nous agissons  ainsi, nous découvrirons que la véritable libération n’est pas dans l’esclavage de la recherche exagérée de ce que le monde veut de nous, mais dans le fait de remettre notre vie dans les mains de Dieu.

La première lecture nous présente un prophète anonyme, appelé par Dieu à témoigner de la Parole du salut et qui, pour remplir cette mission, fait face à la persécution, la torture, la mort. Cependant, le prophète est conscient que sa vie n’a pas été un échec: celui qui a confiance dans le Seigneur et cherche à poursuivre fidèlement son projet triomphera de la persécution et de la mort.

Dans l’Évangile, Jésus est présenté comme le Messie libérateur, envoyé au monde par le Père pour offrir aux hommes le chemin du salut et de la vie pleine. En accord avec le plan du Père, Jésus montre aux disciples que le chemin de la véritable vie ne passe pas par les triomphes et les succès des humains, mais par l’amour et le don de la vie (jusqu’à la mort si nécessaire). Jésus va parcourir ce chemin et celui qui voudra être son disciple doit accepter d’en parcourir un similaire.

Finalement, la deuxième lecture rappelle aux croyants que suivre Jésus ne se traduit pas par de belles paroles ou par des théories très bien élaborées, mais par des gestes concrets d’amour, de service et solidarité envers les frères.

En tant que vincentiens, en vivant les souffrances et les “échecs” des pauvres, nous sommes capables de percevoir la présence de Dieu dans tout ce que nous faisons, en particulier, dans nos propres échecs. Chaque visite nous donne la force de suivre ce que l’Évangile nous dit ce dimanche: “Si quelqu’un veut me suivre, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive. En vérité, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd la vie à cause de Moi et de l’Évangile la sauvera.”

 

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