Lecture Spirituelle du dimanche 8 juillet

Date de publication: 30 juillet 2018

Semaine du 2 juillet 2018 (référence : lectures du dimanche 8 juillet)

14ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lectures : Ez 2,25_ Ps 122(123) ; 2 Corinthiens 12,7-10 ; Marc 6,1-6

« Car lorsque je suis faible, alors je suis fort ».

Réflexion vincentienne

Le mot-clé d’aujourd’hui est « force ».

Dans la deuxième lecture, Paul nous donne un véritable cours sur ce qui consiste à être fort et être faible. Il termine la Lettre aux Corinthiens avec la phrase célèbre : « car lorsque je suis faible, alors je suis fort ».

Que veut dire la faiblesse pour Paul ? Il présente deux types de faiblesse. En premier, la faiblesse des dons. Lorsque nous nous ressentons plus arrogants, Dieu nous met en garde avec une « épine dans notre chair » pour que nous revenions à la vertu de l’humilité et que nous reconnaissions que la source des dons provient du Seigneur. Plus précisément, du Saint-Esprit, comme le Prophète Ezéquiel nous dit dans la première lecture : « l’Esprit est entré en moi et m’a permis de me lever. »

De fait, lorsque l’Esprit entre en nous, nous abandonnons la faiblesse et nous nous levons, devenant forts. Pour Paul, donc, la faiblesse est l’absence de la grâce du Saint-Esprit. Et par comparaison, la vigueur est la disponibilité de la grâce de Dieu en nous. C’est pour cela que, lorsque Paul demande à Dieu d’éloigner de lui « l’épine dans sa chair » (et nous savons qu’il le lui a souvent demandé), Dieu lui répond que l’épine est un signe et que « ma Grâce est suffisante, car c’est dans la faiblesse que se manifeste tout mon pouvoir ».

C’est cette même « force » – la Grâce –qui fait que Jésus soit respecté par ceux qui le connaissent et qui sont émerveillés de sa capacité. « Quelle sagesse lui a-t-elle été donnée qui lui permet de réaliser de ses propres mains des miracles prodigieux? N’est-ce-pas le charpentier, fils de Marie et frère de Jacques, de Joseph, de Judas et de Simon ?

Et ses sœurs ne sont-elles pas parmi nous ?

Mais il existe également un autre genre de faiblesse indiqué par Paul, qui se manifeste par les affronts, les adversités, les persécutions et les angoisses subies par amour du Christ. Pour Paul, ces faiblesses sont celles que les autres voient en nous. Si nous acceptons les affronts, les adversités, les persécutions et les angoisses injustes comme souffrances dues à l’amour du Christ, deux choses arrivent : en premier lieu, les autres ne les comprennent pas, car s’ils les comprenaient, ils ne nous persécuteraient pas et ne nous confronteraient pas. Les autres pensent que, de fait, il s’agit de nos faiblesses et, c’est pour cela qu’ils insistent à nous rendre plus « faibles », ou nous « enfoncer encore plus ». Mais une deuxième chose arrive : notre intimité avec Dieu augmente et nous laissons la Grâce nous remplir. Il s’agit d’un phénomène mystique que seuls les croyants peuvent comprendre. En vérité, seule la Grâce du Saint-Esprit peut nous rendre « joyeux lorsque les autres nous affrontent et nous poursuivent », c’est comme cela exactement que le ressentait Paul.

Pour les vincentiens, l’existence des angoisses, des persécutions et des adversités du Pauvre nous rend plus forts. Et cela n’arrive pas seulement parce que nous vérifions que nos propres angoisses, persécutions et adversités ne sont rien, si nous les comparons avec celles de nos assistés : c’est vrai ! Mais, de même, de façon mystique, la visite au Pauvre est un véhicule pour que la grâce du Saint-Esprit se manifeste en nous et nous permette de nous lever, comme le prophète Ézéchiel l’a fait.

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