Lecture spirituelle du dimanche 9 Septembre

Date de publication: 3 septembre 2018

Semaine du 3 septembre 2018 (référence : lectures du dimanche 9 septembre)

24ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lectures : Is. 35,4-7a; Jacques 2,1-5; Marc 7,31-37

«Effathá», qui veut dire «Ouvre-toi».

sun under clouds

Réflexion vincentienne

Dans l’Évangile de ce dimanche, Saint Marc remplit de très beaux symbolismes le miracle de la guérison du sourd-muet Il s’agit d’une expression très vive de la « culture de la rencontre » proposée par le Pape François.

En premier lieu, le sourd-muet est amené par les disciples qui « supplient Jésus de lui imposer les mains ». Est-ce que cela est arrivé parce que Jésus ne serait pas capable de communiquer avec lui, et aurait besoin d’interprètes pour demander le miracle? Je ne crois pas à cette hypothèse.

Le sourd-muet avait son estime de soi si basse que, se sentant complètement humilié, marginalisé par la communauté locale, il n’avait pas le courage de se rapprocher de Jésus pour demander la miséricorde de sa guérison. À nouveau, comme dans la multiplication des pains, Jésus laisse les disciples faire leur part et se sentir compatissants envers l’exclu et le marginal.

Plus tard, Jésus mène le sourd-muet à un lieu à part. Il ne voulait pas l’exposer à l’humiliation devant tout le monde, qui pourrait lui faire du « bulling » (comme on dirait actuellement). Quelle psychologie merveilleuse que celle de Jésus! Il agit ainsi avec nous: il ne veut pas se mettre dans une position de supériorité, surtout lorsque nous nous sentons déjà suffisamment humiliés et repoussés. Quelle différence avec ceux qui, en nous voyant humiliés et repoussés, nous enfoncent encore plus!

Ensuite, se produit la merveille de la rencontre physique de Jésus avec celui qui, s’il le pouvait, le supplierait avec des mots de lui donner une place dans la société ou la capacité d’être « comme les autres ». Jésus lui touche les oreilles et partage avec lui sa salive, la plaçant sur sa langue. Ce faisant, Jésus se met au même niveau que le pauvre repoussé, dans une démonstration qui montre très clairement qu’il est aimé par Dieu. Ceci me rappelle les paroles de Saint Vincent, qui nous dit d’être si près du Pauvre que nous puissions percevoir son odeur, en partageant notre respiration avec celui qui est « notre seigneur et maître ».

Et pour démontrer clairement que l’homme était aimé par Dieu, Jésus, en levant les yeux au ciel soupira et lui dit: ‘Effathá’, qui veut dire ‘Ouvre-toi’. C’est comme si Jésus lui avait dit: Libère-toi, lève-toi, prends en compte ce qui est en toi et vis l’Évangile!

Finalement, Jésus veut que personne ne soit au courant du miracle qu’il avait fait. En communiquant son pouvoir divin du miracle, il humilierait à nouveau le pauvre homme. En plus, « l’heure » de la manifestation de Jésus poursuivi, mort et ressuscité n’était pas encore venue. Mais cependant, l’homme était transformé, il avait revécu, il avait amélioré son estime de soi et il voulait que toute la communauté sache qu’il était spécial aux yeux de Dieu.

Sincèrement, je crois que cet Évangile est un véritable manuel pour la visite vincentienne. Toute la mystique de notre rencontre avec le Pauvre se trouve dans cette rencontre merveilleuse entre Jésus et ‘Son’ assisté, celui que le Père mit sur son chemin.

 

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