Lectures spirituelles du dimanche 5 août

Date de publication: 2 août 2018

Semaine du 30 juillet 2018 (référence : lectures du dimanche 5 Août)

18ème Dimanche du Temps Ordinaire

Lectures : Ex 16, 2-4, 12-15 ; Psaume 77(78) ; Eph 4,17,20-24 ; Jean 6,24-35

Dieu offre à son peuple l’aliment de la vie éternelle

Réflexion vincentienne

Dans les lectures d’aujourd’hui, Jésus nous invite à laisser de côté nos plaintes sur le passé et à continuer notre vie, en croyant en Lui, comme le pain qui peut nous transformer et nous sanctifier complètement.

Dans la lecture du livre de l’Exode, les juifs marchaient, eux qui avaient été libérés d’Égypte par Dieu. Ils marchèrent pendant longtemps (La Bible nous dit pendant 40 ans). Sur leur chemin, à la première difficulté rencontrée, ils ont commencé à dire que leur vie antérieure (en tant qu’esclaves) était meilleure que celle qu’ils avaient alors. Ils se plaignaient de la faim, ils disaient que Dieu les avait trahis, les laissant dans une situation pire qu’auparavant.

Dieu ne répond pas avec la vengeance (sans doute comme on l’aurait fait nous-mêmes). Au contraire, Il donne l’abondance du pain qui tombe du ciel. Mais cela est fait, avec l’espoir que le peuple s’écarte de son égoïsme et croie que, plus que la faim physique, ce qui est important est la faim spirituelle, la véritable libération intérieure, la maturité et la résolution de leurs propres problèmes. Et cette faim spirituelle ne peut être satisfaite qu’à travers la foi dans le seul Dieu.

Saint Paul reprend ce point dans la deuxième lecture, en insistant sur le fait que, pour recevoir le “pain de Dieu”, il est nécessaire de laisser de côté le vieil homme et faire un changement radical de vie. L’homme nouveau se crée chaque jour, suite au dépassement des difficultés grâce à la proximité de Dieu.

Dans l’Évangile, Jésus se présente comme le “pain” de la vie qui est descendu du ciel pour donner la vie au monde. À ceux qui le suivent, Jésus leur demande d’accepter ce “pain”, c’est-à-dire, d’écouter les mots qu’Il dit, de les accueillir dans leur cœur, d’accepter ses valeurs, d’adhérer à sa proposition.

Le pain de la vie se montre à chacun de nous, vincentiens, lors de notre visite au Pauvre. Elle doit servir pour laisser de côté “le vieil homme” et sortir de chez l’assisté comme de nouvelles personnes, des personnes transformées. Nous apportons le pain matériel et spirituel au Pauvre et nous revenons avec notre esprit rempli du pain vivant, de Dieu même. Il n’y a pas de façon plus concrète d’écouter et d’accueillir la parole du Christ que d’aller faire la visite. Mieux que réclamer, nous nous disposons à écouter avec tout notre amour les problèmes (et souvent les plaintes) de nos assistés. Et nous les gratifions de l’abondance du pain: pour les Pauvres, nous sommes la manne qui tombe du ciel chez eux, dans leurs vies, les aidant à se réveiller, à mûrir et à se libérer pour prendre le chemin vers Dieu.

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