Les colibris vincentiens.

Date de publication: 13 février 2019

Une fable nous dit qu’il y avait un feu de forêt qui faisait rage. Plusieurs animaux ont réussi à échapper à l’incendie et ont trouvé refuge dans des zones sûres. D’autres animaux se sont précipités pour dire à leurs amis que le feu avait commencé; ils ont demandé de l’aide, mais ils n’ont rien fait pour éteindre le feu. Un petit colibri a cependant commencé à accomplir sa tâche : avec son petit bec, il a recueilli l’eau d’un étang proche et s’est envolé vers le centre des flammes, jetant la petite goutte sur la flamme… le colibri l’a fait encore et encore.

Le fourmilier, observant la scène, dit au colibri: «Ne vois-tu pas que tous tes efforts sont vains? Les gouttes d’eau ne peuvent pas contenir ce feu!” Outré, le petit oiseau répondit: “Je fais ma part, j’offre mon aide. Si tout le monde faisait la même chose, nous aurions pu éteindre le feu il y a longtemps. L’incendie avait déjà causé beaucoup de dégâts dans la forêt.

 

La fable du colibri et de l’incendie est semblable au travail effectué par la Société de Saint-Vincent de Paul. Comme les colibris, les Vincentiens apportent leurs gouttelettes d’eau au domicile des familles aidées et assistées par leurs membres. Leur goutte d’eau pourrait être le panier de base ou le coupon pouvant être échangé contre de la nourriture, des médicaments, des fournitures scolaires pour enfants, des chaussures, des couvertures pour se réchauffer, etc.

Parfois, la goutte d’eau vincentienne est si importante pour ces familles qu’elle devient une véritable fontaine qui atténue les besoins les plus urgents, tels que la faim, la maladie, le chômage et la désillusion de vivre. Comme il existe près de 50 000 conférences dans le monde, nous pouvons garantir que les gouttes d’eau deviennent un véritable fleuve de charité qui coule vers les autres et touche les plus défavorisés.

Cependant, la principale goutte d’eau laissée par les Vincentiens dans les maisons des personnes qu’ils aident est la Parole de Dieu. Chaque prière, chaque lecture de l’Évangile, chaque mot d’encouragement à participer aux sacrements… Ce sont de petites gouttes qui vont sûrement éteindre le feu du désespoir et sauver les cœurs perdus. La nature spirituelle des actions développées par les conférences à travers le monde fait de la Société de Saint-Vincent de Paul une organisation soucieuse du développement religieux et matériel de leurs frères et sœurs exclus.

Pour en revenir à la fable: les Vincentiens prennent la place du colibri, mais on peut aussi dire qu’il y a beaucoup de gens qui fuient leur responsabilité de créer un monde meilleur et ne veulent pas partager leur richesse avec ceux qui souffrent. Nous pouvons comparer ces personnes avec les animaux qui fuient le feu sans rien faire pour l’éteindre. Il y a aussi des gens qui parlent et discutent, mais ne font rien. Ils ont tendance à s’intéresser aux questions politiques ou à l’auto-promotion, ils crient contre l’injustice, mais ne veulent pas se salir les mains pour transformer des structures injustes. On peut les comparer aux animaux de la forêt qui disent aux autres animaux qu’il y a un incendie.

Les colibris vincentiens se trouvent partout, discrets et anonymes, faisant leur part pour que le message du Christ puisse atteindre le cœur de tous, soulageant ainsi leur situation actuelle et aidant ces enfants de Dieu à vivre dignement et en accord avec les exigences de l’évangile.

 

Renato Lima de Oliveira

16ème Président Général de la Société de Saint-Vincent de Paul

 

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